dimanche 15 mars 2009

On reparle des procédures contre la SNCF

Depuis un an, on ne parlait plus des procédures intentées à l'encontre de la SNCF pour son rôle dans la déportation des juifs. Deux nouvelles peuvent relancer le débat: d'une part le Conseil d'État a confirmé que l'État Français et en particulier la SNCF était bien responsable d'avoir facilité la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale mais en a réparé les préjudices…

actualités générales

L'Etat français responsable de la déportation des Juifs: une «décision satisfaisante» pour Serge Klarsfeld

Créé le 16.02.09 à 16h50 | Mis à jour le 16.02.09 à 19h20 . Source: 20mn.fr
Le Conseil d'Etat, à Paris
Le Conseil d'Etat, à Paris/Jean-Pierre Muller AFP/Archives

JUSTICE - Selon le Conseil d'Etat, l'Etat français a facilité la déportation par ses agissements, mais en a réparé les préjudices…

Responsable mais racheté. Le Conseil d'État a estimé ce lundi que la «responsabilité» de l'État français était engagée dans la déportation des Juifs sous le régime de Vichy, mais qu'il avait depuis réparé, «autant qu'il était possible, l'ensemble des préjudices».

C'est la première fois que le Conseil d'Etat dit de manière aussi solennelle, dans un avis qui sera publié au Journal Officiel, la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs. Quelque 76.000 Juifs de France, dont 11.000 enfants, ont été déportés durant l'occupation vers des camps d'extermination. 2.500 seulement ont survécu.

«Une décision satisfaisante»

La plus haute juridiction administrative a jugé que cette «responsabilité» de l'Etat était «engagée en raison des dommages causés par les agissements qui, ne résultant pas d'une contrainte directe de l'occupant, ont permis ou facilité la déportation à partir de la France de personnes victimes de persécutions antisémites». Le Conseil cite ainsi l'exemple «des arrestations, internements et convoiements à destination des camps de transit».

«Il s’agit d’une décision tout à fait satisfaisante puisque le Conseil d’Etat réaffirme avec solennité la responsabilité du régime de Vichy», assure à 20minutes.fr Serge Klarsfeld, vice-président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et président de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France.

Pas d’indemnisation financière

Le Conseil d'État, qui avait été saisi sur un cas particulier, celui de la fille d'un déporté engagée contre l’Etat et la SNCF, n’a pas donné satisfaction à la demande de réparation.

Au contraire, il a estimé que l'Etat avait pris des mesures qui «doivent être regardées comme ayant permis, autant qu'il a été possible, l'indemnisation des préjudices de toute nature».

«Le dispositif de réparation matérielle est satisfaisant», souligne Serge Klarsfeld, citant les différentes mesures de l’Etat: la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations a versé 500 millions d’euros aux victimes depuis 2007, les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites ont été dédommagés et la Fondation pour la mémoire de la Shoah a reçu une dotation publique de 393 millions d’euros.

Actions symboliques accomplies

«Face à un tel drame, le Conseil d’Etat a estimé qu’une indemnisation financière ne suffisait pas. Elle devait être accompagnée de réparations symboliques, ce que l’Etat a effectivement fait depuis la Seconde Guerre mondiale», ajoute Pierre Gaborit, avocat et professeur de droit public à l’université Paris X - Nanterre. Au titre de ces actions symboliques accomplies, la haute juridiction cite la reconnaissance de l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité en 1964, la reconnaissance solennelle des crimes du régime de Vichy par le président Jacques Chirac en 1995, ainsi que la reconnaissance d’utilité publique de la Fondation pour la mémoire de la Shoah en 2000.

Et d'autre part, un groupe de famille de déportés à Pau, qui mène une action judiciaire contre la SNCF. De quoi relancer la polémique?

12/03/2009 | 18:32 par A.A.

Procès contre l'Etat et la SNCF

- france 3 aquitaine -

De nombreuses familles de déportés juifs, résistants, communistes...passés par le camp de Gurs(64) réclament réparation.

10 dossiers étaient examinés ce matin par le tribunal administratif de Pau. 17 autres le seront le 26 mars. Au total, l'avocat des plaignants défend 600 différents cas. Il demande réparation financière à l'Etat et à la SNCF pour avoir interné et déporté dans des conditions atroces des milliers d'hommes, de femmes, et d'enfants.

Depuis le procès Papon l'Etat peut être tenu pour responsable des agissements du gouvernement de Vichy. C'est sur quoi s'appui Me Bitton, l'avocat des victimes.

En effet, après sa condamnation, Maurice Papon a demandé à l'Etat de l'aider à indemniser ses victimes, se plaçant en simple fonctionnaire et donc aux ordres de l'Etat français. Ayant obtenu gain de cause, cela implique que l'Etat français est responsable des agissements de Vichy. Fait nouveau.

L'avocat rejette le décret Jospin de 2000 accordant 27 000 euros à toute personne ayant perdu un père et/ou une mère. Insuffisant scande t-il. Il réclame également réparation pour les frères, les soeurs, les grands-parents déportés... chaque cas étant particulier et méritant une indemnité propre.

Le tribunal a écouté chaque partie ce matin. Il rendra son délibéré dans 15 jours.

vendredi 6 mars 2009

On parle du livre du Convoi 6 dans le Loiret






Nos amis du"Courrier du Loiret" ont publié un grand article sur la soirée de présentation de notre livre "Un train parmi tant d'autres" qui aura lieu à Pithiviers Mardi 17 Mars prochain à 18H30,dans leurs colonnes du jeudi 5 Mars.



De même, nous avons eu le droit à un article dans la "République du Centre"le 23 Février dernier


Cliquer sur les images pour les agrandir et lire les articles.

mardi 3 mars 2009

Nicolas Sarkozy déterminé face au regain d'actes antisémites

Nicolas Sarkozy réaffirme sa détermination à lutter contre le racisme face à une forte recrudescence des actes antisémites observée en janvier en France, en raison notamment de l'importation du conflit dans la bande de Gaza, lors de son bref passage au Dîner annuel du Crif organisé ce lundi 2 mars.

"Je l'ai dit très clairement : la question de la sécurité de la communauté juive n'est pas une question qui concerne seulement la communauté juive de France, mais qui concerne toute la République française", a-t-il dit à la presse lors d'une apparition au cocktail qui a précédé le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

"Quand on s'en prend à un juif parce qu'il est juif, c'est toute la France qui doit se sentir solidaire de la personne qui est victime", a ajouté le chef de l'Etat en soulignant qu'il dirait la même chose concernant l'islamophobie et qu'il lui revenait d'assurer la sécurité de tous.

Selon des statistiques compilées en commun par le ministère de l'Intérieur et le Crif, 352 actes antisémites ont été recensés en janvier, contre 459 pour l'ensemble de 2008, cette évolution ayant, selon la police, fait suite à l'intervention israélienne à Gaza.

Le chiffre de l'ensemble de 2008 était en légère diminution par rapport à 2007 (462)

De retour d'Egypte, où il avait participé à l'ouverture de la conférence internationale sur la reconstruction de Gaza, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il avait voulu manifester sa solidarité, son amitié et sa fidélité à la communauté juive par sa présence.

Invoquant un emploi du temps chargé, il s'est éclipsé avant le dîner. Invité d'honneur de celui-ci, le Premier ministre François Fillion a relevé que si le nombre d'affaires à caractère raciste, antisémite ou antireligieux était en augmentation, le "taux de réponse pénale" augmentait lui aussi, passant de 70% en 2006 à 78% en 2008.

Il a ajouté qu'une des premières manières de lutter contre le racisme et l'antisémitisme était de durcir la répression et, une fois les condamnations prononcées, "d'informer largement l'opinion publique de leur sévérité".

Richard Prasquier, le président du Crif, a regretté sur France Info un "terreau antisémite devenu très consistant" en France.

Il y a eu, selon lui, "une instrumentalisation du conflit israélo-palestinien par des mouvements islamistes radicaux".

Le ministère de l'Intérieur a insisté pour sa part sur la "stabilité importante" observée entre 2007 et 2008 en comparaison du pic de 2004 avec 974 faits recensés.

"En dehors de ces périodes d'embrasement, la tendance globale est à la stabilisation", estime-t-on.