Publié le 8 septembre dans Le Monde
L’élection d’un membre d’un parti néonazi à la tête de l’assemblée d’une bourgade de l’ouest de l’Allemagne, avec le soutien unanime d’élus locaux conservateurs et sociaux-démocrates, a provoqué un tollé parmi les partis politiques allemands. Ces derniers appellent à l’annulation de cette décision.
Stefan Jagsch, un adhérent du Parti national-démocrate d’Allemagne (ou NPD, pour Nationaldemokratische Partei Deutschlands), ultranationaliste, a été élu jeudi 5 septembre chef du conseil municipal de Waldsiedlung, une commune de 2 500 habitants du district d’Altenstadt, à 30 kilomètres au nord-est de Francfort. Il a bénéficié du soutien de membres locaux de la CDU (Christlich Demokratische Union – Union chrétienne-démocrate), le parti de la chancelière, Angela Merkel, mais aussi d’élus du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands – sociaux-démocrates) et du FDP (Freie Demokratische Partei – libéraux). Cette élection a suscité des remous aux niveaux fédéral et régional.
Beaucoup s’interrogent sur les raisons pour lesquelles il n’y avait pas de « candidat démocratique » pour faire barrage à Stefan Jagsch, comme l’a souligné le chef du groupe parlementaire du FDP, Marco Buschmann. De nombreuses questions se posent aussi sur ce vote unanime en faveur de cet homme de la part de personnalités aux sensibilités si diverses.
« Il faut revenir dessus »
« Stefan Jagsch a été élu car il n’y avait pas d’autre candidat, le candidat du NPD n’a fait que combler le vide », s’est désolé Markus Brando, le président du SPD pour Altenstadt, dans des déclarations faites au journal local Merkur. « La position du SPD est claire : nous ne coopérons pas avec des nazis ! Jamais ! », a réagi dans un tweet samedi 7 septembre le secrétaire général de ce parti, Lars Klingbeil.
« Cela s’applique au gouvernement fédéral, à l’Etat et aux municipalités », a-t-il poursuivi. « La décision à Altenstadt est incompréhensible et ne peut être justifiée. Il faut revenir dessus immédiatement. #NoNPD », a-t-il écrit.
Le secrétaire général de la CDU, Paul Ziemiak, a également réclamé que l’on revienne sur ce vote. « Je suis choqué. L’élection du membre d’un parti qui poursuit des objectifs anticonstitutionnels est un déshonneur », a-t-il dit dans l’édition de lundi du Bild. « J’entends que cette décision soit corrigée », a-t-il ajouté.
Peter Tauber, un représentant de la CDU au Bundestag de la Hesse, le Land dans lequel se trouve Waldsiedlung, a menacé d’agir contre ceux qui ont aidé Stefan Jagsch à se faire élire. « Celui qui n’a pas de boussole politique et morale et prend une décision électorale aussi irresponsable ne peut faire partie de la CDU », a tweeté M. Tauber samedi. « L’élection d’un responsable politique du NPD à Altenstadt avec l’aide de membres de la CDU me fait horreur », a-t-il ajouté.
« Incompréhensible »
Marco Buschmann (FDP) a décrit l’élection de Stefan Jagsch comme « doublement mauvaise » : premièrement, les démocrates ont voté pour quelqu’un comme lui et, deuxièmement, aucun candidat démocratique n’était prêt à assumer ces fonctions.
Les responsables régionaux de la CDU et du SPD ont également condamné cette élection. « L’élection d’un membre d’un parti qui, selon la Cour constitutionnelle fédérale, poursuit des objectifs anticonstitutionnels est incompréhensible et intolérable pour la CDU », ont écrit Sven Müller-Winter, le chef du parti à Altenstadt, et sa présidente régionale, Lucia Puttrich, dans une déclaration commune.
Ils ont appelé les élus locaux à « reconsidérer, comprendre et corriger leur mauvaise décision ». Lisa Gnadl, qui dirige le SPD dans le district, s’est dite « complètement abasourdie » que Stefan Jagsch ait été « élu à l’unanimité » avec le vote de membres de la CDU, du SPD et du FDP.
Sur sa page Facebook, Stefan Jagsch a quant à lui assuré qu’il soutiendrait « les intérêts [du] district » et qu’il était déterminé à « œuvrer de façon constructive avec tout le monde et tous les partis », assurant être venu « du peuple, pour le peuple ».
lundi 9 septembre 2019
ALLEMAGNE : TOLLÉ À LA SUITE DE L’ÉLECTION À L’UNANIMITÉ D’UN NÉONAZI DANS UNE BOURGADE
L’élection de Stefan Jagsch, avec le soutien d’élus locaux conservateurs et sociaux-démocrates, a provoqué une bronca des partis politiques allemands, qui veulent son annulation.
Publié le 8 septembre dans Le Monde
L’élection d’un membre d’un parti néonazi à la tête de l’assemblée d’une bourgade de l’ouest de l’Allemagne, avec le soutien unanime d’élus locaux conservateurs et sociaux-démocrates, a provoqué un tollé parmi les partis politiques allemands. Ces derniers appellent à l’annulation de cette décision.
Stefan Jagsch, un adhérent du Parti national-démocrate d’Allemagne (ou NPD, pour Nationaldemokratische Partei Deutschlands), ultranationaliste, a été élu jeudi 5 septembre chef du conseil municipal de Waldsiedlung, une commune de 2 500 habitants du district d’Altenstadt, à 30 kilomètres au nord-est de Francfort. Il a bénéficié du soutien de membres locaux de la CDU (Christlich Demokratische Union – Union chrétienne-démocrate), le parti de la chancelière, Angela Merkel, mais aussi d’élus du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands – sociaux-démocrates) et du FDP (Freie Demokratische Partei – libéraux). Cette élection a suscité des remous aux niveaux fédéral et régional.
Beaucoup s’interrogent sur les raisons pour lesquelles il n’y avait pas de « candidat démocratique » pour faire barrage à Stefan Jagsch, comme l’a souligné le chef du groupe parlementaire du FDP, Marco Buschmann. De nombreuses questions se posent aussi sur ce vote unanime en faveur de cet homme de la part de personnalités aux sensibilités si diverses.
« Il faut revenir dessus »
« Stefan Jagsch a été élu car il n’y avait pas d’autre candidat, le candidat du NPD n’a fait que combler le vide », s’est désolé Markus Brando, le président du SPD pour Altenstadt, dans des déclarations faites au journal local Merkur. « La position du SPD est claire : nous ne coopérons pas avec des nazis ! Jamais ! », a réagi dans un tweet samedi 7 septembre le secrétaire général de ce parti, Lars Klingbeil.
« Cela s’applique au gouvernement fédéral, à l’Etat et aux municipalités », a-t-il poursuivi. « La décision à Altenstadt est incompréhensible et ne peut être justifiée. Il faut revenir dessus immédiatement. #NoNPD », a-t-il écrit.
Le secrétaire général de la CDU, Paul Ziemiak, a également réclamé que l’on revienne sur ce vote. « Je suis choqué. L’élection du membre d’un parti qui poursuit des objectifs anticonstitutionnels est un déshonneur », a-t-il dit dans l’édition de lundi du Bild. « J’entends que cette décision soit corrigée », a-t-il ajouté.
Peter Tauber, un représentant de la CDU au Bundestag de la Hesse, le Land dans lequel se trouve Waldsiedlung, a menacé d’agir contre ceux qui ont aidé Stefan Jagsch à se faire élire. « Celui qui n’a pas de boussole politique et morale et prend une décision électorale aussi irresponsable ne peut faire partie de la CDU », a tweeté M. Tauber samedi. « L’élection d’un responsable politique du NPD à Altenstadt avec l’aide de membres de la CDU me fait horreur », a-t-il ajouté.
« Incompréhensible »
Marco Buschmann (FDP) a décrit l’élection de Stefan Jagsch comme « doublement mauvaise » : premièrement, les démocrates ont voté pour quelqu’un comme lui et, deuxièmement, aucun candidat démocratique n’était prêt à assumer ces fonctions.
Les responsables régionaux de la CDU et du SPD ont également condamné cette élection. « L’élection d’un membre d’un parti qui, selon la Cour constitutionnelle fédérale, poursuit des objectifs anticonstitutionnels est incompréhensible et intolérable pour la CDU », ont écrit Sven Müller-Winter, le chef du parti à Altenstadt, et sa présidente régionale, Lucia Puttrich, dans une déclaration commune.
Ils ont appelé les élus locaux à « reconsidérer, comprendre et corriger leur mauvaise décision ». Lisa Gnadl, qui dirige le SPD dans le district, s’est dite « complètement abasourdie » que Stefan Jagsch ait été « élu à l’unanimité » avec le vote de membres de la CDU, du SPD et du FDP.
Sur sa page Facebook, Stefan Jagsch a quant à lui assuré qu’il soutiendrait « les intérêts [du] district » et qu’il était déterminé à « œuvrer de façon constructive avec tout le monde et tous les partis », assurant être venu « du peuple, pour le peuple ».
Publié le 8 septembre dans Le Monde
L’élection d’un membre d’un parti néonazi à la tête de l’assemblée d’une bourgade de l’ouest de l’Allemagne, avec le soutien unanime d’élus locaux conservateurs et sociaux-démocrates, a provoqué un tollé parmi les partis politiques allemands. Ces derniers appellent à l’annulation de cette décision.
Stefan Jagsch, un adhérent du Parti national-démocrate d’Allemagne (ou NPD, pour Nationaldemokratische Partei Deutschlands), ultranationaliste, a été élu jeudi 5 septembre chef du conseil municipal de Waldsiedlung, une commune de 2 500 habitants du district d’Altenstadt, à 30 kilomètres au nord-est de Francfort. Il a bénéficié du soutien de membres locaux de la CDU (Christlich Demokratische Union – Union chrétienne-démocrate), le parti de la chancelière, Angela Merkel, mais aussi d’élus du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands – sociaux-démocrates) et du FDP (Freie Demokratische Partei – libéraux). Cette élection a suscité des remous aux niveaux fédéral et régional.
Beaucoup s’interrogent sur les raisons pour lesquelles il n’y avait pas de « candidat démocratique » pour faire barrage à Stefan Jagsch, comme l’a souligné le chef du groupe parlementaire du FDP, Marco Buschmann. De nombreuses questions se posent aussi sur ce vote unanime en faveur de cet homme de la part de personnalités aux sensibilités si diverses.
« Il faut revenir dessus »
« Stefan Jagsch a été élu car il n’y avait pas d’autre candidat, le candidat du NPD n’a fait que combler le vide », s’est désolé Markus Brando, le président du SPD pour Altenstadt, dans des déclarations faites au journal local Merkur. « La position du SPD est claire : nous ne coopérons pas avec des nazis ! Jamais ! », a réagi dans un tweet samedi 7 septembre le secrétaire général de ce parti, Lars Klingbeil.
« Cela s’applique au gouvernement fédéral, à l’Etat et aux municipalités », a-t-il poursuivi. « La décision à Altenstadt est incompréhensible et ne peut être justifiée. Il faut revenir dessus immédiatement. #NoNPD », a-t-il écrit.
Le secrétaire général de la CDU, Paul Ziemiak, a également réclamé que l’on revienne sur ce vote. « Je suis choqué. L’élection du membre d’un parti qui poursuit des objectifs anticonstitutionnels est un déshonneur », a-t-il dit dans l’édition de lundi du Bild. « J’entends que cette décision soit corrigée », a-t-il ajouté.
Peter Tauber, un représentant de la CDU au Bundestag de la Hesse, le Land dans lequel se trouve Waldsiedlung, a menacé d’agir contre ceux qui ont aidé Stefan Jagsch à se faire élire. « Celui qui n’a pas de boussole politique et morale et prend une décision électorale aussi irresponsable ne peut faire partie de la CDU », a tweeté M. Tauber samedi. « L’élection d’un responsable politique du NPD à Altenstadt avec l’aide de membres de la CDU me fait horreur », a-t-il ajouté.
« Incompréhensible »
Marco Buschmann (FDP) a décrit l’élection de Stefan Jagsch comme « doublement mauvaise » : premièrement, les démocrates ont voté pour quelqu’un comme lui et, deuxièmement, aucun candidat démocratique n’était prêt à assumer ces fonctions.
Les responsables régionaux de la CDU et du SPD ont également condamné cette élection. « L’élection d’un membre d’un parti qui, selon la Cour constitutionnelle fédérale, poursuit des objectifs anticonstitutionnels est incompréhensible et intolérable pour la CDU », ont écrit Sven Müller-Winter, le chef du parti à Altenstadt, et sa présidente régionale, Lucia Puttrich, dans une déclaration commune.
Ils ont appelé les élus locaux à « reconsidérer, comprendre et corriger leur mauvaise décision ». Lisa Gnadl, qui dirige le SPD dans le district, s’est dite « complètement abasourdie » que Stefan Jagsch ait été « élu à l’unanimité » avec le vote de membres de la CDU, du SPD et du FDP.
Sur sa page Facebook, Stefan Jagsch a quant à lui assuré qu’il soutiendrait « les intérêts [du] district » et qu’il était déterminé à « œuvrer de façon constructive avec tout le monde et tous les partis », assurant être venu « du peuple, pour le peuple ».
DES ÉTUDIANTS ISRAÉLIENS VIOLEMMENT AGRESSÉS À VARSOVIE
Une victime a été emmenée à l'hôpital et traitée pour une fracture du nez et des yeux. Elle espère revenir en Israël demain ou peu de temps après.
Publié le 9 septembre dans The Jerusalem Post sous le titre ISRAELI STUDENTS VIOLENTLY ASSAULTED IN WARSAW BY QATARI YOUTHS
Traduction proposée par le Crif
Tôt samedi matin, plusieurs étudiants israéliens ont été violemment agressés dans la capitale polonaise. Deux d'entres eux ont été hospitalisés. Les agresseurs seraient des jeunes hommes Qatari.
Le ministère des Affaires étrangères israélien a confirmé l'attaque et a déclaré que le consul israélien à Varsovie s'était reporté l'incident.
Yotam Kashpizky et plusieurs amis vivent à Varsovie dans le cadre d'un échange étudiant d'un semestre [ils étudient au Rishon Letsion Management College]. Ce samedi, les jeunes israéliens ont été dans une boîte de nuit de la ville et sont partis vers 4 heures du matin.
Yotam Kashpizky raconte qu'un groupe de jeunes hommes arabes s'est approché d'eux et a commencé à demander s'ils étaient israéliens.
Yotam a déclaré au Jerusalem Post que les deux hommes s'étaient identifiés comme étant originaires du Qatar et avaient commencé à crier "Palestine libre", "Gaza libre" et "J'emmerd* Israël" au groupe israélien. Lorsqu'ils ont déclaré qu'ils étaient bel et bien d'Israël, les hommes du Qatar les ont alors violemment attaqués.
Au moment de l'attaque, Yotam était déjà dans un taxi mais, quand il a vu ce qu'il se passait, il s'est précipité pour aider ses amis.
L'un des assaillants a adressé un coup de poing au visage à Yotam, qui a perdu connaissance. Des images publiées par le frère de Yotam sur Facebook le montraient avec un visage et un nez ensanglantés, et un œil fermé.
Yotam a été emmené à l'hôpital et soigné pour une fracture du nez et des blessures aux yeux. Il espère arriver enIsraël dans les jours qui arrivent.
La victime a décrit l'agression comme un "incident terroriste fondé sur des motifs nationalistes" et était très critique à la fois des passants dans la rue et du personnel de sécurité de la boîte de nuit, qui, selon lui, n'a rien fait pour aider les Israéliens attaqués.
Yotam a également vivement critiqué le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade d'Israël à Varsovie, affirmant qu'ils n'avaient été d'aucune aide et leur avait simplement ordonné de signaler l'incident à la police de Varsovie.
Il a toutefois précisé que la Warsaw School of Economics dans laquelle les étudiants israéliens étudiaient avait été extrêmement utile après l'incident.
Yotam et le reste du groupe ont rapporté l'incident à la police de Varsovie, qui a déclaré que l'enquête était en cours.
Publié le 9 septembre dans The Jerusalem Post sous le titre ISRAELI STUDENTS VIOLENTLY ASSAULTED IN WARSAW BY QATARI YOUTHS
Traduction proposée par le Crif
Tôt samedi matin, plusieurs étudiants israéliens ont été violemment agressés dans la capitale polonaise. Deux d'entres eux ont été hospitalisés. Les agresseurs seraient des jeunes hommes Qatari.
Le ministère des Affaires étrangères israélien a confirmé l'attaque et a déclaré que le consul israélien à Varsovie s'était reporté l'incident.
Yotam Kashpizky et plusieurs amis vivent à Varsovie dans le cadre d'un échange étudiant d'un semestre [ils étudient au Rishon Letsion Management College]. Ce samedi, les jeunes israéliens ont été dans une boîte de nuit de la ville et sont partis vers 4 heures du matin.
Yotam Kashpizky raconte qu'un groupe de jeunes hommes arabes s'est approché d'eux et a commencé à demander s'ils étaient israéliens.
Yotam a déclaré au Jerusalem Post que les deux hommes s'étaient identifiés comme étant originaires du Qatar et avaient commencé à crier "Palestine libre", "Gaza libre" et "J'emmerd* Israël" au groupe israélien. Lorsqu'ils ont déclaré qu'ils étaient bel et bien d'Israël, les hommes du Qatar les ont alors violemment attaqués.
Au moment de l'attaque, Yotam était déjà dans un taxi mais, quand il a vu ce qu'il se passait, il s'est précipité pour aider ses amis.
L'un des assaillants a adressé un coup de poing au visage à Yotam, qui a perdu connaissance. Des images publiées par le frère de Yotam sur Facebook le montraient avec un visage et un nez ensanglantés, et un œil fermé.
Yotam a été emmené à l'hôpital et soigné pour une fracture du nez et des blessures aux yeux. Il espère arriver enIsraël dans les jours qui arrivent.
La victime a décrit l'agression comme un "incident terroriste fondé sur des motifs nationalistes" et était très critique à la fois des passants dans la rue et du personnel de sécurité de la boîte de nuit, qui, selon lui, n'a rien fait pour aider les Israéliens attaqués.
Yotam a également vivement critiqué le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade d'Israël à Varsovie, affirmant qu'ils n'avaient été d'aucune aide et leur avait simplement ordonné de signaler l'incident à la police de Varsovie.
Il a toutefois précisé que la Warsaw School of Economics dans laquelle les étudiants israéliens étudiaient avait été extrêmement utile après l'incident.
Yotam et le reste du groupe ont rapporté l'incident à la police de Varsovie, qui a déclaré que l'enquête était en cours.
QUAND DES OURS EN PELUCHE RACONTENT LA SHOAH
Aujourd'hui, c'est la journée internationale des ours en peluche. Symboles de la douceur de l'enfance, certains ours en peluche ont eu des missions importantes à remplir. Les missions de toute une vie.
Otto, un ours en peluche qui a traversé la vie
Otto, autobiographie d'un ours en peluche, de Tomi Ungerer, 1999
Dans ce magnifique livre de Tomi Ungerer , c'est Otto, un vieil ours en peluche, qui raconte son histoire. Peluche attitrée du jeune David, un enfant juif allemand, Otto va traverser la vie de plusieurs personnages. D'Oskar d'abord, à qui il est confié au moment de la déportation de David. Puis, au cours d'un bombardement, le voilà projeté près d'un soldat américain à qui il sauve la vie. Otto accompagne ensuite les aventures d'une petite fille américaine avant d'être réccupéré par un antiquaire qui l'installe dans sa vitrine. Au détours d'une rue, Oskar reconnaît Otto, et retrouve son ami de toujours. Quelque temps plus tard, le destin réunit Oskar et son copain d'enfance David, survivant de la déportation.
Un récit émouvant et sincère qui s'est imposé comme une référence pour parler de la Shoah aux plus jeunes.
Fred et son ours en peluche : ensemble c'est tout
L'ourson de Fred, d'Iris Argaman et Avi Ofer, 2017
Un petit ourson en laine sans nom, "l’ourson de Fred", raconte son histoire, de la Hollande sous occupation nazie jusqu’en Israël en passant par les États- Unis. Fred Lessing, son maître, était un enfant caché. Petit garçon juif astreint au port de l’étoile jaune et séparé de sa famille, il ne s’est jamais séparé de l’ourson, son meilleur ami et son confident, même après la guerre quand il a émigré aux États-Unis. Bien des années plus tard, c’est derrière une vitrine de Yad Vashem, à Jérusalem, où il est exposé, qu’Iris Argaman, auteure israélienne de littérature pour la jeunesse, le rencontre et tombe immédiatement sous le charme de ce petit ourson à l’oreille manquante. Elle parvient à convaincre Fred de lui laisser raconter leur histoire par la voix tendre de l’ourson. D’une grande finesse, les illustrations d’Avi Ofer caressent les personnages, s’insinuent dans le décor, enveloppant le tout d’une superbe gamme de mauve et d’ocre d’où se dégagent une douce mélancolie et une grande tendresse.
Extraits : « À la fin de la guerre, on a quitté la Hollande pour les États-Unis. Fred a grandi et est devenu un homme. Il s’est marié et a eu à son tour deux enfants. Un jour le téléphone a sonné : “Bonjour Fred, accepteriez-vous de prêter votre ourson à notre musée de Yad Vashem ici à Jérusalem, afin que d’autres enfants connaissent votre histoire ?” Fred a répondu “L’ourson et moi, on ne s’est jamais quittés, je vais lui demander.” Alors Fred m’a pris dans ses mains et m’a dit : “Mon ourson, tu es mon meilleur ami, tu as pris soin de moi dans les moments difficiles, tu serais d’accord pour partir ?” Et j’ai dit oui. » (Source : Site des éditions du Chandeigne)
Fred et son ours en peluche : ensemble c'est tout
L'ourson de Fred, d'Iris Argaman et Avi Ofer, 2017
Un petit ourson en laine sans nom, "l’ourson de Fred", raconte son histoire, de la Hollande sous occupation nazie jusqu’en Israël en passant par les États- Unis. Fred Lessing, son maître, était un enfant caché. Petit garçon juif astreint au port de l’étoile jaune et séparé de sa famille, il ne s’est jamais séparé de l’ourson, son meilleur ami et son confident, même après la guerre quand il a émigré aux États-Unis. Bien des années plus tard, c’est derrière une vitrine de Yad Vashem, à Jérusalem, où il est exposé, qu’Iris Argaman, auteure israélienne de littérature pour la jeunesse, le rencontre et tombe immédiatement sous le charme de ce petit ourson à l’oreille manquante. Elle parvient à convaincre Fred de lui laisser raconter leur histoire par la voix tendre de l’ourson. D’une grande finesse, les illustrations d’Avi Ofer caressent les personnages, s’insinuent dans le décor, enveloppant le tout d’une superbe gamme de mauve et d’ocre d’où se dégagent une douce mélancolie et une grande tendresse.
Extraits : « À la fin de la guerre, on a quitté la Hollande pour les États-Unis. Fred a grandi et est devenu un homme. Il s’est marié et a eu à son tour deux enfants. Un jour le téléphone a sonné : “Bonjour Fred, accepteriez-vous de prêter votre ourson à notre musée de Yad Vashem ici à Jérusalem, afin que d’autres enfants connaissent votre histoire ?” Fred a répondu “L’ourson et moi, on ne s’est jamais quittés, je vais lui demander.” Alors Fred m’a pris dans ses mains et m’a dit : “Mon ourson, tu es mon meilleur ami, tu as pris soin de moi dans les moments difficiles, tu serais d’accord pour partir ?” Et j’ai dit oui. » (Source : Site des éditions du Chandeigne)
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