mardi 3 février 2015

Emploi : une petite annonce antisémite fait scandale

Une petite annonce diffusée sur un site de recherches d'emploi a enflammé la toile. Dans le profil du candidat recherché, l'entreprise demande "pas juif(ve) si possible". Une plainte pour antisémitisme a été déposée


Le texte de l'annonce capturéLetexte de l'annonce capturé

Le site internet qui héberge l'annonce plaide l'erreur de modération et renvoie la responsabilité du contenu de l’annonce à l'agence qui l’a rédigée. “On a mis ça par rapport aux horaires"
La rédaction des Inrockuptibles, première à avoir contacté l'agence en question, a obtenu cette réponse étonnante : “On a mis ça par rapport aux horaires, on est un studio qui ne compte pas ses heures et qui travaille parfois dans des moments de rush. Donc on voulait quelqu’un qui ne tienne pas compte de ces soucis culturels ou religieux (sic).
"Pas du tout discriminatoire“
L'agence a tout de même confié que le texte de l'annonce avait fait débat dans son équipe sans pour autant imaginer le scandale. “Ce n’était pas du tout discriminatoire“, affirme sans rire un de ses responsables aux Inrockuptibles.
L'annonce a toutefois été rapidement supprimée, mais sur la toile, la polémique continue d'enfler.
Un peu plus tard, l'agence de graphisme change radicalement de discours et n'assume plus du tout le texte de son annonce.
Trop tard pour SOS Racisme qui a décidé de ne pas laisser passer et annonce avoir déposé une plainte contre l'agence pour discrimination, un délit sanctionné de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

lundi 2 février 2015

L'Iran répond à "Charlie" avec un concours de caricatures sur l'Holocauste

L'Iran n'a vraiment pas apprécié la caricature du prophète Mahomet réalisée en "une" du dernier Charlie Hebdo. Si Téhéran a dénoncé le massacre perpétré le 7 janvier à Paris, le régime iranien a critiqué cette couverture, qui montre sous le titre "Tout est pardonné" un Mahomet larme à l’œil, arborant le panneau "Je suis Charlie".
Par la voix du porte-parole de sa diplomatie, l'Iran a ainsi condamné un "geste insultant" du journal français, estimant que le dessin réalisé par Luz "porte atteinte aux sentiments des musulmans". Plusieurs manifestations anti-Charlie ont eu lieu dans le pays et un journal iranien a même été interdit pour avoir tenté de publier "Je suis Charlie" en "une".
Caricatures contre caricatures
Comme le rapporte The Independent citant une information du Tehran Times, une nouvelle étape vient d'être franchie avec le lancement d'un concours de caricatures sur l'Holocauste. Un concours organisé à l'initiative de la Maison du cartoon iranienne, liée à la municipalité de Téhéran, ainsi que du centre culturel Sarcheshmeh.
Le vainqueur de ce concours recevra la somme de 12.000 dollars (près de 11.000 euros), le deuxième 8000 dollars et le troisième 5000 dollars, précise The Independent. Les oeuvres doivent ensuite être exposées au Musée d'art contemporain de la Palestine, ainsi que dans différents lieux de la capitale iranienne.
En 2006, le journal iranien Hamshahri avait déjà lancé un concours de caricatures de l'Holocauste pour dénoncer ce qu'il considérait comme une "hypocrisie occidentale" au sujet de la liberté d'expression. Dénoncé par Israël et les organisations juives, ce concours était une riposte à la publication par le journal danois Jyllands-Posten (puis, notamment, par Charlie Hebdo) de caricatures représentant Mahomet.

L'Iran riposte à "Charlie" avec un concours de caricatures sur l'HolocausteL'Iran riposte à "Charlie" avec un concours de caricatures sur l'HolocausteDécouvrez quelques-unes des caricatures réalisées en 2006:

lundi 8 septembre 2014

Une subvention versée aux survivants de la Shoah

Le ministère allemand des Finances s'engage à verser près de 3.000 euros aux survivants de l'Holocauste
Yad Vashem
Le gouvernement allemand va verser une subvention ponctuelle de près de 3.000 euros (environ 12.000 shekels) aux 75.000 survivants de la Shoah, qui étaient enfants durant la Seconde guerre mondiale. Le ministère allemand des Finances a indiqué que 250 millions de dollars (193 millions d'euros) d'aide financière supplémentaire seraient allouée aux enfants survivants de l'Holocauste.
Cette subvention, qui doit encore être approuvée par le Parlement allemand, sera versée aux victimes du nazisme nées à partir du 1er janvier 1928.
"Le fonds commun reconnaîtra les enfants survivants du monde entier qui étaient dans les camps, les ghettos, la clandestinité et (sous) fausse identité pour traumatisme psychologique et médical causés durant leur enfance", a expliqué Julius Berman, le président de la Conférence sur les Revendications des survivants.
"Les souffrances endurées par ces jeunes victimes du nazisme, y compris la séparation des parents à un moment critique dans le développement de l'enfant, ainsi que le témoignage des atrocités inimaginables, la privation de bonne nutrition, et une quantité d'expériences préjudiciable et entraînent (...) seulement des symptômes physiques et psychologiques à l'âge avancé des survivants", a déclaré le vice-président de la Conférence Greg Schneider.
La présidente du Centre des organisations de survivants de l'Holocauste en Israël, l'ancienne député Colette Avital a salué cette décision.
"Le gouvernement allemand a pris la bonne décision (...) Je le remercie de ne pas abandonner et de multiplier les efforts pour parvenir à cet objectif important", a-t-elle ajouté.
Selon Avital, les enfants survivants "ont vécu de grandes souffrances pendant la Shoah et étaient parfois orphelins. Il est évident que les atrocités dont ils ont été témoins ont laissé des cicatrices profondes (...) Aucune somme d'argent ne peut compenser cela", a poursuivi l'ex-parlementaire israélienne.
Selon les estimations, plus de la moitié des survivants susceptibles de recevoir cette subvention vivent en Israël.