vendredi 5 février 2010

EXPOSITION A LA MAIRIE DU 15ème DU 9 AU FEVRIER

Nous vous invitons à vous rendre à la Mairie du 15ème Arrondissement 31 rue Peclet 75015 Paris au niveau de la Salle Saint Lambert où sera montée notre exposition:

"Convoi 6- Un train parmi tant d'autres"

Visite de mardi à vendredi de 10H à 17H et le samedi matin de 9Hà 12H
L'inauguration aura lieu le Mardi 9 Février à 18H30

jeudi 28 janvier 2010

Le 27 janvier, jour anniversaire de la libération d'Auschwitz, on parle encore d'antisémitisme


Laurent Fabius "a une tronche pas catholique". C'est la nouvelle diatribe de Georges Frêche, tête de liste divers-gauche en Languedoc-Roussillon pour les élections régionales. Connu pour ses déclarations à l'emporte-pièce, le président sortant du conseil régional récidive et s'exprime en ces termes jeudi dans les colonnes de L'Express .

Alors que Laurent Fabius a déclaré sur Canal+ qu'il ne serait pas certain de voter pour lui s'il était électeur en Languedoc-Roussillon, Georges Frêche réplique : "Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème : il a une tronche pas catholique." Or Laurent Fabius est d'origine juive.

Sollicité par lepoint.fr, l'ex-Premier ministre socialiste n'a pas souhaité réagir et lance, sibyllin : "Vous verrez dans quelques jours."

Martine Aubry "indignée"

Les propos de Georges Frêche suscitent de vives réactions à gauche. La première secrétaire du PS Martine Aubry se dit "indignée" et a annoncé qu'elle saisirait mardi la direction du PS pour "décider des suites". Proche de Laurent Fabius, Claude Bartolone appelle les militants socialistes à "quitter toute liste où il y aurait Georges Frêche". "Ce n'est pas un abruti. En prononçant ces mots, il était conscient de la violence dirigée contre Laurent Fabius", affirme le député socialiste de Seine-Saint-Denis.

De leur côté, les Verts ont dénoncé des propos "inadmissibles" et "aux relents nauséabonds". "Il faut que toutes les organisations de gauche, celles qui refusent toute concession avec le racisme et l'antisémitisme, réagissent sans tarder, le PS en particulier", a souligné Jean-Louis Roumégas, porte-parole national des Verts et tête de liste Europe-Écologie en Languedoc-Roussillon.

Exclu du PS en 2007 pour des propos controversés sur les harkis qu'il avait traités de "sous-hommes" (février 2006) et sur l'équipe de France de football "trop black" (novembre 2006), Georges Frêche bénéficie du soutien des militants de sa région. Si ses dérapages lui ont valu de ne pas bénéficier de l'investiture nationale du PS pour le scrutin de mars, les militants de Languedoc-Roussillon ont massivement voté en faveur des listes soutenant Georges Frêche, déjà porté par les cinq fédérations départementales du PS.

mercredi 27 janvier 2010

Soixante-cinq après, des survivants d'Auschwitz commémorent la libération du camp


Des survivants d'Auschwitz se sont réunis mercredi sur le site de l'ancien camp d'extermination nazi pour le 65e anniversaire de sa libération, marqué par une cérémonie à laquelle a participé le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
Les survivants, accompagnés de leurs enfants et des personnes venus honorer la mémoire des millions de Juifs exterminés par les Nazis, ont marché dans la neige et le froid au milieu des casernes et des miradors des camps voisins d'Auschwitz et de Birkenau, deux symboles de l'Holocauste.

En cette journée du souvenir de l'Holocauste, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a rejoint les représentants de l'Etat polonais plus tard dans la journée pour une cérémonie solennelle à Birkenau, le plus grand des deux camps.

"De cette terre damnée d'Auschwitz et Birkenau et des autres camps de la mort s'élèvent les voix de millions de nos frères et soeurs qui ont été asphyxiés, brûlés et torturés", a déclaré le Premier ministre israélien à la foule venue commémorer la libération des camps par l'Armée soviétique en 1945.

S'adressant en hébreu après de brèves remarques en anglais, il a juré solennellement qu'Israël ne permettrait à personne d'effacer la mémoire des victimes des camps nazis.

"Mes frères et soeurs assassinés, mes frères ayant survécu à cet enfer, je suis venu ici aujourd'hui de Jérusalem pour vous dire que nous n'oublierons jamais", a dit Benyamin Nétanyahou. "Nous ne laisserons pas les négationnistes et les profanateurs de tombes effacer ou déformer la mémoire", a-t-il ajouté. Ses propos visaient tout particulièrement le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a mis en doute à plusieurs reprises la réalité de l'Holocauste.

Dans un message vidéo, le président américain Barack Obama a de son côté salué les survivants qui ont la "force de revenir, tant d'années plus tard, en dépit de l'horreur" dont ils ont été témoins, de la "souffrance" endurée" et des proches qu'ils ont perdus en ces lieux.

"Il est de notre devoir sacré de nous souvenir de la pensée malsaine qui a amené à cela -comment une grande société de culture et de science a succombé aux pires instincts de l'homme et rationalisé le crime de masse et l'un des actes les plus barbares de notre histoire", a-t-il souligné.

Le président polonais Lech Kaczynski a par ailleurs rappelé la souffrance de la nation polonaise, occupée par l'Allemagne nazie pendant la guerre tout en reconnaissant la souffrance unique endurée par les Juifs.

A Berlin, le président israélien Shimon Pérès a prononcé un discours devant le Parlement allemand, appelant à traduire en justice les auteurs des crimes nazis.

Le pape Benoît XVI a de son côté évoqué au Vatican l'"horreur des crimes" commis dans "les camps de la mort créés par l'Allemagne nazie". "Puisse la mémoire de ces événements -particulièrement la tragédie de la Shoah qui a frappé le peuple juif-, susciter le respect pour la dignité de chaque personne afin que tous les hommes puissent se percevoir comme une seule grande famille", a ajouté le souverain pontife.

Les Nazis ont ouvert le camp d'Auschwitz au cours de l'été 1940 après avoir envahi et occupé la Pologne. Le camp est devenu le centre névralgique de la "Solution finale", le projet d'extermination des Juifs d'Europe.

A la fin de la Seconde guerre mondiale, au moins 1,1 million de personnes, pour la plupart juives mais aussi polonaises et tziganes, avaient péri dans les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau ou de famine, de maladie et du travail forcé. Quelque six millions de juifs ont été tués pendant l'Holocauste.

Des célébrations ont été organisées dans le monde entier pour marquer la Journée de la mémoire de l'Holocauste, décrétée journée internationale de commémoration par les Nations unies en 2005. AP